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Base 

Les habitants élisent leurs Représentants 

Compétences de la Commune

Le Bourgmestre

Le Collège

Le Conseil communal

Compétences du Conseil communal

Fonctionnement du Conseil communal

Droits et devoirs du Conseil communal

 
Les Mandataires communaux ont des droits et des devoirs 
dans l'exercice de leur mandat.

 

1)  LES DROITS ET LES DEVOIRS 

2)  LES CAUSES D'EXCLUSIONS 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
1. DROITS ET DEVOIRS DU CONSEIL COMMUNAL
 


1. DROIT DE DÉCISION
 
Le droit le plus important dont dispose chaque Conseiller communal est celui de participer aux discussions et, surtout, celui de participer aux décisions relatives aux affaires communales.

 

2. CONVOCATION DU CONSEIL

Les Conseillers communaux ont le droit de convoquer le Conseil au jour et à l'heure qu'ils ont eux mêmes fixés.
 
Ils ne peuvent toutefois user de ce droit que si un tiers des membres ont décidé d'y recourir.

 
3. ORDRE DU JOUR

Les Conseillers ont également le droit d'inscrire un point à l'ordre du jour.
Cette proposition doit être remise expressément au Bourgmestre cinq jours francs avant la réunion.
 
Elle doit être accompagnée d'une lettre explicative ainsi que de tout document susceptible d'éclairer les membres du Conseil.

 
4. DROIT D'INTERPELLATION

Les Conseillers communaux ont le droit de poser au Collège des questions écrites ou orales.
Le règlement d'ordre intérieur détermine les conditions d'exercice de ce droit.


5. APPEL
 
Chaque Membre peut interjeter appel auprès de l'autorité de tutelle contre les décisions du Conseil communal.
 
Il doit prouver qu'une infraction a été commise aux normes légales qui règlent l'exercice de son mandat ou la procédure du Conseil.
 


6. DROIT DE VISITE
Quoique cette faculté ne soit expressément prévue par aucune disposition légale, tout Conseiller communal a le droit de visiter les institutions de la commune (école, musée, caserne de pompiers, etc.).
 
Cependant, il doit adopter une attitude « passive » tout au long de sa visite ; il ne lui est pas permis de formuler des remarques ou de s'immiscer dans les tâches de gestion.
 


7. DROIT DE CONSULTATION

Tout Membre du Conseil communal peut demander à consulter la correspondance communale.
 
Aucun acte de décision, aucune pièce, aucun document ne peuvent être soustraits à l'enquête des Conseillers.
 
Cette règle vaut également pour les pièces qui sont versées aux archives.
En revanche, les conseillers ne peuvent consulter les documents suivants

- les registres et les actes de l'état civil

- les listes de milice ;

- les projets de procès-verbaux des réunions du Conseil communal et du Collège

- les casiers judiciaires ;

- les actes et les documents qui émanent du Collège et qui concernent l'exécution des lois d'intérêt général.
 

Les Conseillers peuvent donc demander à pouvoir consulter le registre des procès-verbaux du Collège des bourgmestre et échevins.
 
Ils peuvent prendre des notes relatives à ces documents et en faire des copies.
Mais il leur est interdit d'emporter l'une ou l'autre pièce.
 
Ils peuvent en outre recevoir une copie -à un prix qui ne peut être supérieur au prix de revient- des actes et pièces concernant la gestion de la commune. Le règlement communal d'ordre intérieur en fixe les conditions.
 


8. CONSEILLERS COMMUNAUX HANDICAPES

Le Conseiller qui, en raison d'un handicap (de lourds handicaps sensoriels, de graves problèmes d'expression, un handicap moteur, des éléments qui font qu'il éprouve de grandes difficultés à s'y retrouver dans les documents), ne peut exercer seul son Mandat peut, pour l'accomplissement de son Mandat, se faire assister par une personne de confiance choisie parmi les électeurs de la commune qui satisfont aux conditions d'éligibilité pour le mandat de Conseiller communal, et qui n'est pas membre du personnel communal de la commune ni du personnel du centre public d'aide sociale de la commune concernée.
 


9. JETONS DE PRÉSENCE DES CONSEILLERS COMMUNAUX

Les Conseillers communaux ne reçoivent aucun salaire.
 
Ils reçoivent des jetons de présence s'ils participent aux réunions du Conseil communal, aux réunions des commissions.

Le montant des jetons de présence est déterminé par le Conseil communal. Il s'élève à 16 € (brut) minimum.
 
La Commune peut compléter les jetons de présence d'un Conseiller (qui bénéficie de salaires, pension, indemnités ou allocation légaux ou réglementaires) d'un montant compensatoire pour pertes des revenus que la personne concernée subit, à la condition que le Mandataire l'ait lui-même demandé.
 
La somme des jetons de présence, augmentée du montant de la compensation pour pertes de revenus, ne peut pas être supérieure au salaire d'un Echevin d'une commune de 50.000 habitants.
 


10. CONGE POLITIQUE

Les Conseillers communaux qui exercent un emploi dans le secteur privé, ont le droit de s'absenter de leur lieu de travail sans perte de salaire ou de traitement.
 
Et cela dans le but de faciliter l'exercice de leur mandat communal, soit:
- conseillers dans les communes de moins de 1 0.000 habitants : un demi-jour par mois 
- conseillers dans les communes de 10.000 habitants ou plus : un jour par mois.
 
L'employeur paie la totalité de la rémunération pour les jours d'absence mais l'administration communale peut réclamer aux mandataires tout ou partie de la somme versée.
 
Toutefois, la somme ainsi prélevée ne peut être supérieure à la moitié du montant du jeton de présence en vigueur dans la Commune.
 
Les travailleurs du secteur privé qui font acte de candidature aux élections communales, ne peuvent être licenciés par leur employeur pour le motif qu'ils sont candidats.
 
Cette garantie prend cours au moment où le travailleur-candidat fait part de sa décision à son employeur et, au plus tôt, six mois avant la date de l'élection.
 
La garantie cesse de jouer trois mois après cette date si le travailleur n'a pas été élu et six mois après la fin du mandat s'il a été élu.
 
Qu'ils aient été engagés comme agents définitifs, temporaires, stagiaires ou par le biais d'un contrat de travail, les agents de la fonction publique ont également le droit de bénéficier d'un congé politique.
 
S'il n'est ni Bourgmestre ou Echevin, un Conseiller communal a le droit de s'absenter de son lieu de travail sans perte de salaire ou de traitement: 2 jours par mois.
L'octroi de cet avantage ne peut exercer aucune influence sur la situation administrative et statutaire du fonctionnaire concerné.
 
Un conseiller communal a également droit au congé facultatif dans les communes de 80.000 habitants ou moins : deux jours par mois dans les communes de plus de 80.000 habitants : 4 jours par mois.
 


11.ABSENCE

L'absence aux réunions du Conseil communal ne peut être sanctionnée.
 
Si un Membre néglige systématiquement d'assister aux réunions du conseil, aucune disposition légale ou réglementaire ne peut le contraindre à donner sa démission.
 


 
HAUT

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
2. CLAUSES D'EXCLUSION (NLC , ART. 71 - ART. 791)
 
1. INTERET PERSONNEL ET DIRECT

Il est interdit aux Membres du Conseil communal et au Bourgmestre d'être présents aux délibérations sur les objets auxquels ils ont un intérêt direct, soit personnellement, soit comme chargés d'affaires, avant ou après leur élection, ou auxquels leurs parents ou alliés jusqu'au quatrième degré inclusivement ont un intérêt personnel et direct.
 
Pour ce qui concerne les présentations de candidats, les nominations, les révocations et les suspensions, cette interdiction est limitée au deuxième degré pour les parents et les alliés.
 
Cette disposition ne vaut cependant pas pour l'élection des Echevins, pour la désignation des membres du C.P.A.S. et pour la fixation des jetons de présence des Conseillers.
 


2. IMMUNITÉ COMMUNALE

Au contraire des Membres du Parlement, les Conseillers communaux ne sont pas couverts par une "immunité communale" : même au plan pénal, ils sont responsables de leurs propos et de leurs actes pendant les réunions du Conseil.
 


3. TRAVAUX ET SERVICES

Les Conseillers communaux ne peuvent évidemment pas prendre part, directement ou indirectement, à des services, perceptions de droits, livraisons ou adjudications concernant la commune.
 

4. ACTIONS JUDICIAIRES

Ils ne peuvent pas intervenir en tant qu'avocat, notaire ou agents d'affaires dans une action intentée en justice contre la commune.
 
Il leur est également interdit, dans de telles circonstances, de plaider, de conseiller ou d'intervenir en faveur de la commune, si ce n'est à titre gratuit.
 

5. DISCIPLINE

Les Conseillers communaux ne peuvent être les conseils des membres du personnel communal dans les affaires d'ordre disciplinaire.
 

6. REPRÉSENTANT SYNDICAL

Les Conseillers communaux ne peuvent pas intervenir en tant que représentant d'un syndicat ou en tant qu'expert de ce syndicat dans un comité de concertation ou de délibération de la Commune.
 

7. ADMINISTRATIONS PUBLIQUES SUBORDONNEES

Les Conseillers communaux ne peuvent pas participer à l'examen des comptes d'administrations publiques subordonnées à la commune s'ils sont membres de ces administrations.