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Auderghem à visages humains  
 

                                      

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MONUMENTS

Le Château des Trois-Fontaines

Le Château de la Solitude

La Chapelle Sainte-Anne

Le Prieuré de Val Duchesse

L'Abbaye de Rouge-Cloître

La Maison communale et le Centre culturel

 

 

 

LE   PRIEURE DE VAL-DUCHESSE

Le prieuré de Val-Duchesse fut fondé il y a sept cents ans - en 1262 -  par la duchesse Aleyde, veuve de Henri III de Brabant, peut-être sur les conseils de SaintThomas d'Aquin, qui y aurait séjourné.
 
Première communauté féminine aux PaysBas constituée d'après la règle  de saint Dominique, elle fut dotée d'emblée dotée de richesses considérables par Aleyde dont le coeur,  selon ses voeux, y fut déposé dans un mausolée aujourd'hui disparu. 
 
Elle reçut des immunités étendues, le patronat des églises de Watermael, d'Ekeren et d'Orten et, du pape Boniface VIII, le droit de revêtir de l'habit de saint Dominique des prêtres et des clercs et de leur conférer les cures susdites, privilège exorbitant qui fut supprimé par le Concile de Trente.
 
Ce riche couvent qui, à la période de sa plus grande prospérité, comptait une soixantaine de religieuses et de soeurs converses, sans compter les laïques chargées de l'alimentation, de l'habillement et de l'entretien des moniales, posséda maisons, terres, prés, bois, vignobles, étangs, rentes, dîmes et un moulin sur la Woluwe qui alimenta, après la Révolution, une papeterie et fut détruit en 1903. 
 
A ses bâtiments, protégés par une enceinte renforcée en 1650, dont il subsiste des vestiges, fut ajouté, sous le règne brillant de Marie-Thérèse, vers 1780, face à la rue du Moulin, le «château» de Val-Duchesse.
 
Pendant longtemps le prieuré connut une existence calme et heureuse. 
Il fut choyé par nos princes et la noblesse; parmi ses visiteurs de marque figurent outre Aleyde et Jeanne de Brabant, Philippe le Bon, Charles le Téméraire, Charles-Quint, Marie de Hongrie, Philippe II, Albert et Isabelle.
 
Les troubles religieux et politiques du XVI silècle lui furent funestes.
 
En 1562 et incendié par une bande de paysans iconoclastes. Mobilier, livres précieux, trésors archéologiques périrent. 
 
En 1578, les moniales se replièrent une secon de fois dans leur refuge de Bruxelles, situé place de la Chapelle, dans une maison appelée La Fontaine.
 
Elles revinrent dans leur monastère ruiné en 1585, le restauré connurent de nouveau le calme et les visites de membres de l'aristocratie et de la bourgeoisie bruxelloise qui, à la suite de l'Infante Isabelle, avaient pris l'habitude de faire retraite dans la forêt pendant deux ou trois semaines, s'arrêtant quelques jours dans chacun des couvents de Soignes.
 
En 1662, le prieuré célébra solennellement son quatrième centenaire. 
 
Sa vie ne fut plus troublée que par les contributions prélevées à la suite des guerres de Louis XIV et des occupations successives des armées espagnoles, autrichiennes et françaises.
 
Mais ce bonheur fut de courte durée : en 1784 le couvent des « Witte Vrouwen » d'Auderghem fut supprimé. 
Elles se retirèrent à Asse, revinrent après la Révolution brabançonne, en 1790, mais furent chassées définitivement, fin 1796, par les Français. 
 
Tous les objets de valeur furent dispersés. La propriété fut vendue pour quelques milliers de francs.
Elle passa par diverses mains avant d'entrer, en 1850, en possession du baron EugèneAmour de Cartier qui la légua à sa fille, Mme F. Puissant-d'Agimont. 
 
A la mort de celle-ci, elle fut rachetée par A. Franck, puis par le baron Ch. Dietrich qui, après avoir restauré et agrandi les bâtiments dont il fit un véritable musée, l'offrit en 1930 à la Donation royale. 
 
Après la guerre, ValDuchesse devint le siège de réunions nationales et internationales.